« Le 1er décembre 2022, l’association Ensemble Contre la Peine de Mort, basée à Paris, est venue nous expliquer ses missions et a projeté une vidéo sur la peine de mort pour nous sensibiliser sur l’abolition de la peine de mort.

Nous avons appris que les pays qui pratiquent le plus la peine de mort aujourd’hui sont la Chine, l’Iran et l’Egypte. La Chine à elle toute seule pratique plus la peine de mort que tous les autres pays (plus de 3000 exécutions). La France a aboli la peine de mort en 1981 grâce à l’action du Ministre de la Justice Robert Badinter.

Il reste beaucoup trop de pays qui pratiquent encore la peine de mort, en particulier des pays comme les Etats Unis ou le Japon qui sont pourtant des démocraties.

Pourquoi abolir la peine de mort ?

  • C’est une torture psychologique (longue attente dans le couloir de la mort) et physique (parfois plusieurs minutes d’agonie avant la mort).
  • Des innocents peuvent être tués.
  • Les personnes les plus condamnées sont les pauvres et les immigrés (les Noirs) : la peine de mort est discriminatoire.
  • La peine de mort n’est pas dissuasive : les pourcentages de meurtres aux Etats Unis n’ont pas changé avec l’application de la peine de mort.
  • La peine de mort est une vengeance, ce n’est pas la justice.

Nous avons également rencontré M. Mkaitir, un ancien condamné à mort mauritanien. Il a écrit un article dans lequel il dénonçait l’esclavage et la responsabilité des religieux dans le système des castes. Il a été accusé d’apostasie et de blasphème. Considéré comme hérétique, il a été condamné à mort et son mariage a été annulé (dans la religion musulmane, une femme ne peut pas épouser un non musulman), sa femme a été remariée. Il a fait appel de son procès deux fois mais sa condamnation à mort a été confirmée.

En 6 ans d’emprisonnement, il est sorti au soleil seulement 6 fois et il n’avait aucun contact avec l’extérieur. Même avec les gardiens, il n’y avait aucune communication. Il était dans une cellule minuscule où les rats courraient. Il n’a pas pris de douche pendant six mois. Il devait manger dans un temps très court.

Grâce à l’appui d’associations comme Amnesty International ou ECPM, de la presse et grâce à la venue du Président Macron en Mauritanie, il a pu être libéré en 2019. Directement après sa libération, il s’est réfugié à l’ambassade de France au Sénégal et est venu en France. Il a demandé à être réfugié politique en France et a obtenu le statut au bout de quelques mois.

Aujourd’hui, il vit à Bordeaux, travaille comme comptable et il a appris le français.

Nous avons ressenti beaucoup d’émotion et de peine devant son témoignage. Nous sommes très admiratifs devant son courage : il n’a jamais baissé les bras. »

Les élèves de 3e PrépaMétiers

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